• Pour instaurer un espace, un temps bien à soi, pour soi, dédié à l'écriture, à la lecture, au travail du texte, à la connaissance de la langue.

    Pour se rencontrer dans un lieu ouvert à tous, à ceux qui écrivent déjà, ou à ceux qui ont envie de s’y mettre, pour échanger dans une atmosphère conviviale et bienveillante nos écrits, et laisser libre cours à notre imagination, notre fantaisie, notre créativité.

    Pour vous accompagner seul ou en groupe dans la rédaction, l’élaboration de textes autobiographiques, de récits de vie, transmission par l’écrit d’expériences singulières.

    Pour approfondir ses pratiques de l’écrit, ses connaissances de la langue française, analyser des textes littéraires, disserter, commenter dans un but précis, études, préparation de concours, ou tout simplement pour se réapproprier sa langue. 

     

    Ecriture : Tu cries, récris, ratures, tritures, épures. Définition à la manière de Michel Leiris, Langage Tangage ou ce que les mots me disent, édition Gallimard, 1985.

     


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  • Ecrire, un acte.
    Ecrire pour jouer, tangage,  pour se penser, se faire peur, s’étonner.

    Ecrire, c’est mettre en forme, en chair. Créer, être l’autre, porter masque, personnage, s’oublier et se découvrir, s’inventer. Les mots jouent, se chamaillent, et de cette bousculade naît un sens, inattendu. Surprise !

    Ecrire est mouvement, déplacement. On avance, audacieux, loin des sentiers battus, du langage commun, on essaie, on reprend, on trace, on fait sillage, écume, empreinte, trace, on fait signe.

    Votre texte devient voix, la vôtre ou celle d’un autre, lu, livré, innocent, devenu sons, souffles, hésitations, trébuchements. Incarné. Naissance !

    Apprend-on à écrire ? Enseigne-ton à écrire ? Je ne sais pas. L’écriture, acte solitaire par essence, si opposé à l’idée de groupe et de fabrication. Pourtant, je sais la densité du silence quand nous écrivons ensemble. Je n’ose pas le mot « religieux », il me fait peur, j’y pense pourtant parfois quand j’écris en atelier. Que dire alors du partage ?

    Du langage-langue à la parole. Singulière, essentielle, air, sang, ciel, dit Michel Leiris. Enigme qui ouvre, multiple, ses sens.

    Bon voyage en mer, terre, air, de nos errances, de nos silences qui ne se terrent plus, de nos sillages brûlants !

     

    Une petite bibliographie : 

    Gaston Bachelard, L’eau et les rêves : Essai sur l’imagination de la matière 

    Gaston Bachelard, La poétique de l’espace

    Georges Pérec, Espèces d’espaces

    François Bon, Tous les mots sont adultes

    François Bon, Autobiographie des objets

    Elisabeth Bing, …et je nageai jusqu’à la page

    Hubert Haddad, Le nouveau magasin d’écriture

     

     


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